Archives de Tag: Armées

[Journée de la femme] Portrait d’une femme sous-officier chef de chantier

Chef de chantier au GAAO (groupement aérien d’appui aux opérations) dans l’Armée de l’air, le Sergent Mélanie nous présente son parcours. Rencontre.

En 2015, trois mois après avoir obtenu son diplôme, un BTS dans le domaine du bâtiment, Mélanie s’est engagée dans l’Armée de l’air«M’engager était une évidence, je ne voulais pas d’une carrière dite «classique» dans le civil». Le jeune sergent s’est donc tourné vers l’Armée de l’air, pour y devenir conducteur de travaux. Aujourd’hui, en fin de phase de parrainage pour le poste de chef de chantier au GAAO, qui est la première étape, elle travaille sur différents chantiers au profit des armées françaises. «Je fais des travaux de plomberie,  peinture ou encore j’interviens sur des structures métalliques. Ce qui rend le métier extrêmement intéressant.»

Installé à Bordeaux, le GAAO est constitué de 90 aviateurs regroupés en trois compagnies. Unité de la brigade aérienne d’appui à la manœuvre aérienne (BAAMA), le GAAO envoie sur le terrain des équipes de bâtisseurs totalement autonomes ; elles sont aujourd’hui amenées à réaliser, outre des structures de type hangar, des ateliers, des postes de commandement, des hôpitaux et des dispositifs d’assainissement complets aux normes environnementales européennes.

En tant que spécialiste d’infrastructure, la jeune femme est chargée d’assurer l’entretien et la gestion du bâtiment,  le montage et le démontage de matériels spécifiques, ou encore de veiller au respect des normes tout en encadrant une équipe. Le management constitue, en effet, une part essentielle du poste de chef de chantier. Mélanie a notamment été formée quatre mois durant à Angers à l’école nationale supérieure des ingénieurs dinfrastructure militaire ; elle suit tous les ans une formation miliaire au camp de la Courtine, dans la Creuse, de façon à évoluer sur le terrain et à s’exercer à encadrer une équipe. «J’ai la chance de pouvoir réaliser régulièrement des stages sur le terrain, qui sont essentiels pour moi et viennent compléter mes connaissances miliaires acquises à l’école de sous-officiers de Rochefort

À 23 ans, Mélanie a déjà sillonné la France pour les besoins des chantiers sur lesquels elle a travaillé. Elle se prépare actuellement à partir pour la première fois en opération extérieure. Elle va notamment passer son permis poids lourds, pour pouvoir transporter les matériels nécessaires aux constructions programmées.

Sources : Ministère des Armées
Droits : © Armée de l’Air

Mise à jour  : 06/03/2018 – Auteur : Sous-lieutenant Lise Moricet – Direction : DICOD

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Journée de la Femme /  Portrait d’une femme officier mécanicien

Entrée à l’École de l’air en 1997 Diane a fait le choix de la spécialité mécanicien et plus précisément du transport. «J’ai choisi l’Armée de l’air avant tout car je voulais travailler pour le bien commun. Le transport s’est imposé à moi, de par le caractère humanitaire de certaines missions.» Une certitude qui lui apparue très tôt, suite à une rencontre avec un aviateur, son partenaire de judo à l’âge de 14 ans. Au sortir de l’École de l’air, Diane est affectée à l’escadron de soutien technique spécialisé (ESTS), l’actuel escadron de soutien technique aéronautique (ESTA), avant d’œuvrer sur C-130 Hercules pendant quatre ans à l’escadron de transport 2/61 «Franche-Comté» sur la base aérienne 123 d’Orléans.

Elle est ensuite engagée en opération extérieure à plusieurs reprises. La première fois en 2002 à Douchanbé dans le cadre de l’opération Héraclès, à laquelle elle participe comme chef des services techniques du groupement de transport opérationnel au profit des C-130 Hercules. Puis un an plus tard, dans le cadre de l’opération Artémis en Ouganda, en République démocratique du Congo, où l’officier avait plus de 25 mécaniciens sous ses ordres. «Chaque opération extérieure est enrichissante et valorisante. Responsables rapidement, nous devons prendre des décisions techniques et humaines. J’ai beaucoup appris sur le terrain en tant que jeune officier.» Ensuite, de 2004 à 2005, Diane est déployée à Libreville au Gabon pour la mise en place des Hercules et le retrait des Transall en terre gabonaise. Déterminant, son travail, consistait à gérer toute la logistique liée au départ des Transall, tout en préparant le soutien nécessaire à l’arrivée des Hercules. Son rôle a été de manager deux équipes qui n’ont pas pour habitude de travailler ensemble, afin que la transition se déroule dans les meilleures conditions.

En 2010, c’est le retour à l’École de l’air, à Salon-de-Provence, comme cadre cette fois-ci. L’officier y occupe le poste de chef du département des sciences humaines, puis celui de commandant en second de la division formation sciences et humanités. Une pause loin des forces d’une durée de trois ans, qui lui permet de décrocher un master en relations internationales à Science Po Paris.

Aujourd’hui à la tête de 250 mécaniciens sur l’A400M Atlas, l’officier commande l’ESTA 15.061 «Loiret». «C’est une volonté pour moi d’intégrer une telle unité. D’une part parce qu’il s’agit de ma première affectation, de mon premier contact avec les forces, mais aussi parce qu’œuvrer pour l’A400M est, en quelque sorte, dans la continuité logique de ma carrière.» En effet, de 2007 à 2010, Diane était en poste au bureau programme A400M à l’état-major de l’Armée de l’air, où elle travaillait à la mise en place du soutien de l’A400M. Sur la base aérienne 123 d’Orléans, l’officier mécanicien et son équipe se consacrent à la mise en service d’un avion très attendu, avec toutes les difficultés dont la mise en service d’un avion jeune employé dans les forces s’accompagne. «C’est un défi de tous les jours, il s’agit d’une unité en conduite de changement permanent, car depuis trois ans, les missions ne cessent d’évoluer.»

Depuis la création des ESTA en 2007, Diane est la troisième femme à prendre le poste de commandant d’unité au «Loiret» à Orléans. L’année prochaine, c’est le lieutenant-colonel Cécilia, qui la seconde aujourd’hui, qui lui succédera.

Sources : Ministère des Armées
Droits : © Armée de l’Air

Auteur : Sous-lieutenant Lise Moricet – Direction : DICOD

Le sous-lieutenant Martin Fourcade, sportif tricolore le plus titré de l’histoire olympique

Le sous-lieutenant Martin Fourcade, biathlète, est entré dans l’histoire du sport, mardi 20 février, en devenant le sportif français le plus titré des Jeux olympiques, été et hiver confondus, lors des Jeux d’hiver de PyeongChang.

Mardi 20 février, le sous-lieutenant Martin Fourcade remportait sa troisième médaille d’or des Jeux olympiques d’hiver 2018, en biathlon, avec l’équipe du relais mixte, composée du caporal-chef Anaïs Bescond, du caporal Simon Desthieux, de Marie Dorin-Habert et de lui-même.

Les médaillés d'or français Anais Bescond, Marie Dorin-Habert, Martin Fourcade et Simon Desthieux lors de la cérémonie de la victoire en biathlon relais mixte aux Jeux olympiques d'hiver 2018 de Pyeongchang, le 20 février 2018.

Cette victoire le sacre Français le plus titré de l’histoire des Jeux olympiques, été et hiver confondus ! Elle lui permet, par ailleurs, de devenir le sportif le plus titré des Jeux de PyeongChang. A son palmarès, 7 médailles olympiques (5 d’or et 2 d’argent), dont 3 médailles d’or aux JO actuels (poursuite, mass start, relais mixte). Record à battre ! Peut-être ce vendredi 23 février, 12h15, d’ailleurs, puisque le sous-lieutenant Martin Fourcade disputera sa dernière course des JO 2018 lors du relais hommes.

Aux JO 2018, le ministère des Armées est bien représenté puisque les sportifs de l’Armée de Champions représentent 17% de la délégation française. Sur 107 athlètes français engagés dans la compétition au total, 18 sont militaires.

>> A voir : le trombinoscope de l’Armée de Champions aux JO d’hiver 2018

Source : Camille Brunier / DICoD

« Armées d’aujourd’hui » n°419

Accéder à : ADA 419

ADA419

 

[Vidéo] Exposition « La jeunesse au coeur de la Défense » aux Invalides

Exposition « La jeunesse au coeur de la Défense »

Don du sang le 14 juillet aux Invalides

S’ils y arrivent, pourquoi pas vous ?

 

Sources : Ministère des Armées

Déplacement de madame la Ministre des Armées à l’HIA de Percy et à Balard

La ministre des Armées, Sylvie Goulard, s’est rendue à l’hôpital d’instruction des armées (HIA) à Percy puis à Balard, les 22 et 23 mai. Après avoir rencontré, aux côtés du président de la République, les militaires de l’opération Barkhane à Gao, au Mali, et ceux de l’opération Sentinelle à Paris, ces deux déplacements lui ont permis d’échanger avec le personnel du ministère des Armées.

Lundi 22 mai, la ministre des Armées a visité l’HIA Percy (Hauts-de-Seine) qui compose avec l’HIA Bégin le groupe hospitalier militaire d’Ile-de-France qui accueille les blessés en opération extérieure. Dans ce cadre, elle a tenu à rencontrer plusieurs militaires blessés au combat dont elle a salué la détermination et le courage. Elle s’est également entretenue avec le personnel soignant de l’hôpital.

Visite de la ministre à l’hôpital d'instruction des armées Percy le lundi 22 mai 2017

Mardi 23 mai, Sylvie Goulard s’est rendue à Balard, au ministère des Armées, pour découvrir le site, ses infrastructures et rencontrer le personnel. La ministre a été accueillie par le chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers ; le délégué général pour l’armement, Laurent Collet-Billon ; et le secrétaire général pour l’administration, Jean-Paul Bodin. Elle a visité le centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) qui permet au chef d’état-major des armées d’assurer le commandement des opérations militaires, de conseiller le gouvernement dans le champ des opérations et de proposer des options stratégiques au président de la République, chef des armées.

Mardi 23 mai, Sylvie Goulard s’est rendue à Balard, au ministère des Armées, pour découvrir le site, ses infrastructures et rencontrer le personnel.

La ministre a parcouru différentes implantations et bureaux et a rencontré le personnel en présence des chefs d’état-major concernés. Elle a également visité les locaux et échangé avec le personnel de la direction des ressources humaines du ministère. Elle a déjeuné sur place avec des civils et militaires de tous grades.

Cette visite et l’ensemble des présentations ont permis à la ministre d’apprécier la synergie dans le commandement des opérations avec le regroupement des états-majors et des services centraux, et de se rendre compte des conditions de travail du personnel civil et militaire de Balard.

Sources : Ministère des Armées

« Votre sécurité est notre quotidien »

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En hommage aux soldats (femmes et hommes) qui assurent avec abnégation notre sécurité,

en toute expertise, en toute maîtrise, avec autant de courage que de détermination.

Opération Sentinelle

JIDF ; Lien Armées-Jeunesse

8 mars  : en cette Journée internationale des Droits de la Femme,
comment ne pas avoir une pensée infiniment reconnaissante pour ces femmes des plus courageuses
qui contribuent chaque jour à protéger et secourir les populations :


Plus que jamais, il faut faire pleine confiance aux femmes de nos forces de sécurité et de secours
pour penser et panser,
et fixer, de leur vision experte, le cap de notre Défense.
*

Inauguration de l’exposition photographique « La jeunesse au cœur de la défense »

À travers 22 panneaux, l’exposition illustre les différents volets de l’action du ministère de la Défense en faveur de la jeunesse et valorise les liens qui unissent les jeunes et les forces armées. Les photographies abordent plusieurs thématiques : l’enseignement de défense et d’éducation civique et citoyenne, la cohésion et la promotion sociales à travers les parcours professionnels proposés par la Défense, ou encore le soutien à l’engagement de la jeunesse dans l’armée d’active ou de réserve.

Le général de corps d’armée Philippe Ponties, Directeur du service national et président de la Commission armées jeunesse, a inauguré  l’exposition photographique « La jeunesse au cœur de la Défense » le mardi 21 février 2017  à 11h30 dans les douves de l’hôtel national des Invalides, en présence du général de corps d’armée Bruno Le Ray, Gouverneur militaire de Paris, du préfet Yannick Blanc , Haut-Commissaire à l’engagement civique et président de l’Agence du service civique,  du général Ract-Madoux, gouverneur militaire des Invalides, de  Jean-Yves Daniel, doyen honoraire de l’inspection générale de l’Education nationale, du général Pillet, commandant le Service militaire volontaire, du général de Revel, commandant le Service militaire adapté,  de Romain Picart, conseiller au cabinet du ministre de la Défense, de Valérie Lecasble, Directrice de la Délégation à l’information et à la communication de la Défense, et du contrôleur général des armées Christophe Jacquot, directeur de l’ECPAD.

Produite et réalisé par le secrétariat général pour l’administration avec le soutien du GMP, cette exposition a réuni plus de 12 partenaires qui ont donné accès à leurs archives pour la réaliser.

L’exposition est visible gratuitement jusqu’au 20 mars 2017 depuis la voie publique au niveau du 129 rue de Grenelle (Paris 7e).

Venez découvrir ces portraits qui sont autant de témoignages de l’engagement de la jeunesse d’aujourd’hui.

Les femmes de la Défense : l’avenir de nos Armées

Chantal Roche, présidente de l’association « Avec les femmes de la Défense » et Carole Gaessler, la marraine

Femme de télé, Carole Gaessler n’a pas été choisie pour sa seule aura médiatique par la médecin en chef (MC) Chantal Roche, présidente de l’association. Marraine du 40erégiment de transmissions basé à Thionville, sa ville natale, la journaliste entretient un rapport certain avec l’armée et la Défense. Déjà engagée dans l’association France TV au féminin, son implication en faveur des femmes de la Défense est venu spontanément mais aussi avec conviction. « Je n’ai pas un côté MLF1 et je ne l’ai jamais eu, précise-t-elle. J’ai une fille et un garçon et j’essaye de les élever de la même façon. Néanmoins, je me rends compte que j’ai encore des réflexes et des attitudes qui sont différents envers l’un et l’autre et je constate donc la nécessité de lutter contre les stéréotypes. »

Dans le monde du travail, elle constate deux choses. D’abord que les femmes sont encore désavantagées : « Ce n’est pas toujours évident quand on est une femme de s’épanouir professionnellement et d’être traitée comme son homologue masculin. Quand j’ai commencé le métier de journaliste, à 24 ans, j’ai longtemps souffert des réflexions purement basées sur mon physique comme « elle passe bien à la TV » ou « elle a de beaux yeux ». Deuxième constatation : nombreuses sont les femmes qui se limitent d’elles-mêmes. « Quand un poste est disponible, une femme postulera si elle répond à 90 % des critères. Les hommes, même moins qualifiés, avec moins d’expérience, n’hésiteront pas à tenter leur chance.» Selon elle,une femme doit combattre son autocensure et sa peur de ne pas être à la hauteur. « A compétence égale, il faut oser y aller. »

Un message qui devrait résonner auprès des femmes de la Défense.

1 : Mouvement de libération des femmes

L’association « Avec les femmes de la Défense »

Cette association, créée le 27 juin 2016, à la demande du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, compte 220 adhérents, civils et militaires de tous grades et organismes de la Défense.

Son objectif : faire progresser l’intégration des femmes au ministère de la Défense et dans les armées, encourager leur reconnaissance, partager leurs expériences, promouvoir la progression de carrière et l’accession à des postes à responsabilités, faire évoluer les mentalités et améliorer l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée.Les hommes sont les bienvenus. Comme le rappelle la MC Chantal Roche : « L’association n’est pas la lutte des femmes contre les hommes. On n’arrivera à rien en agissant ainsi. On doit au contraire avancer avec le mot mixité  qui veut dire  ensemble. »

 

la charte « Elles ont du potenti’ELLES »

Sources : Ministère de la Défense